Mystery Machine

La Mystery Machine est un service de communication hors-les-murs de la BU. Ce projet a été réalisé durant la formation Biblio Remix à la BU de Strasbourg en mars 2016.

Le postulat de départ : nos outils de recherche documentaire ne sont pas intuitifs

intro

Le cheminement de notre réflexion :

Les questions : quelles sont les remarques des usagers sur notre catalogue ? Pourquoi notre catalogue ne ressemble-t-il pas plus à Google ? Le catalogue est-il attractif, notre catalogue est-il utile ?
Pour pouvoir bâtir une enquête répondant à ces questions, nous avons travaillé sur nos publics cibles. Nous avons décidé de nous centrer sur les étudiants primo-arrivants Licence ou Master.

public

Après des rencontres auprès d’étudiants, nous avons bâti 2 portraits-types d’étudiants :

1) Alex, 20 ans, L2 Histoire étudiant indécis, suiveur et ne sait pas bien ce qu’il va faire. Ecoute ses enseignants.
2) Alice, 19 ans, L1 Lettres et japonais, étudiante très motivée, elle pense en savoir déjà beaucoup, mais est ouverte à la suggestion et suit assidûment les prescriptions de ses enseignants. Elle souhaite devenir professeur.

Le TOP 5 de nos étonnements :

1) Les étudiants ont tendance à aller directement en rayon sans passer par le catalogue, ils ont donc du mal à trouver ce qu’ils cherchent
2) Leur méthode de recherche documentaire est très floue : ils cherchent “sur Internet”, mais sans identifier où ils sont.
3) Les juristes en L2 sont déjà très à l’aise avec les bases de données
4) Les prescriptions des enseignants sont très suivies
5) Certains étudiants seraient favorables à la mise en place d’un catalogue à reconnaissance vocale

Des thématiques récurrentes ont pu être identifiées :

  • Utilité
  • Inutilité du catalogue
  • Les étudiants qui peuvent se sentir perdus mais qui font avec
  • Connaissance de l’existence du catalogue et de son vocabulaire
  • Convaincre

Au final, choix de 2 questionnements :

1) Nous devons faire prendre conscience aux étudiants qu’il y a plein d’autres choses à voir (ressources électroniques, services etc…) que ce qu’ils voient
2) Il est nécessaire de nous adapter à leur calendrier et à leurs pratiques pour offrir des services pertinentes.

Notre solution : Un service de “bibliothécaires hors les murs” : la Mystery Machine.

A partir de ces interrogations, nous en sommes venus à penser la nécessité de développer un service de “bibliothécaires hors les murs”.

Ce service a pris la forme de la Mystery Machine : un bibliothécaire à vélo qui se balade près des lieux stratégiques fréquentés par les étudiants, à savoir le RU, les files d’attente à la scolarité, la sortie des cours, les bars associatifs…

machine1

machine2

Lieux de rencontre possibles :

  • Aux abords des restaurants universitaires.
  • A la sortie des cours.
  • Lors d’événements universitaires (JU, JPO) en se baladant entre les stands.
  • Dans les lieux associatifs étudiants (bars).
  • Files d’attente à la scolarité.

Créneaux potentiels :

  • Pour les cours : privilégier les inter-cours (milieux de matinée et d’après-midi).
  • Pour le restaurant universitaire : après les repas.
  • Pour les scolarités : périodes d’inscription et de rendu des notes.

Sur son vélo, des services et des idées : du prêt / retour mobile, de la formation expresse aux bases de données grâce à un vidéoprojecteur équipé d’un parapluie, un agenda électronique permettant de prendre directement des rendez-vous avec des bibliothécaires, un kit de survie pour l’étudiant débutant, et surtout des ressources adaptées en fonction de la discipline. Par exemple, devant un bar associatif des étudiants en Chimie, on propose des manuels de Chimie, on montre sur tablette le top 3 des livres électroniques les plus utiles en Chimie, un tutoriel de la base de données Reaxys…

Contenu du kit :

  • Un vélo avec un panier avant permettant de contenir :
    • Une tablette connectée en 3G ou en Wifi qui permet de :
      • Consulter le catalogue/site internet de la BU ;
      • Faire une démonstration du compte lecteur ;
      • Consulter les bases et les livres électroniques ;
      • Montrer les applications de la bibliothèque (catalogue et Affluences).
    • Des guides de survie du lecteur ciblé en fonction du niveau d’étude et de la discipline de l’étudiant.
    • Des guides du lecteur.
    • Une sélection de livres à partir de conseils bibliographiques de professeurs.
    • Un pico-projecteur sur batterie.
    • Un parapluie pour créer de l’ombre lors des projections.
    • Agenda (papier ou électronique).
  • Un fanion BU.
  • Un klaxon.
  • Une bannière aux couleurs des BU.

animation

Impact : aider les étudiants à réussir leurs études, mieux les connaître

L’objectif est double : pour les usagers, l’idée est de leur offrir des outils pour mieux réussir leurs études ; pour nous, recueillir leurs besoins et mieux les connaître tout en revalorisant notre image (sortir de la bibliothèque).

Phrases d’accroche et guide de discussion :

  • Retenir l’attention du potentiel usager :
    • Le faire parler de lui (niveau d’étude, primo-entrant à l’Unistra, discipline, etc.).
    • Lui demander s’il fréquente les BU, où il travaille le plus souvent (chez lui, dans des cafés).
    • Lui expliquer où on travaille et ce qu’on fait.
  • Recueil de besoins :
    • Comment cherche-t-il ?
    • A-t-il recours à de la documentation ou les cours de ses professeurs suffisent-ils ?
  • Communication/présentation autour des outils et de l’offre des BU :
    • Compte lecteur et fonctionnalités liées.
    • Recherche dans catalogue.
    • Ressources électroniques.
    • Informations pratiques sur les bibliothèques.
  • Proposer un RDV pour approfondir ce qui a été vu.

Les parcours utilisateur

Nous avons ainsi bâti un parcours utilisateur pour nos deux utilisateurs-type.

Parcours usager d’Alex :

alex

Parcours usager d’Alice :

alice1

alice2

 

Le mot de la fin

Nous étions partis du postulat de notre catalogue peu intuitif pour en arriver à l’idée que sans connaissance de notre public cible et de volonté de les convaincre de notre utilité pour leur réussite, les étudiants n’utiliseraient pas notre catalogue.

fin